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type
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label
| - Orchestre de Paris - Pierre Boulez - Bertrand Chamayou
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comment
| - Pierre Boulez est depuis 35 ans l’invité régulier de l’Orchestre de Paris. Son répertoire est celui du modernisme au XXe siècle et ce programme en est le reflet.
Schoenberg et Bartók furent tous deux des novateurs, l’un transgressant l’harmonie conventionnelle pour ouvrir des espaces sonores nouveaux, l’autre apportant un surcroît d’énergie à la musique, un rythme revigoré par les traditions populaires. Les deux compositeurs sont liés également par le destin qui les vit tous deux émigrer aux Etats-Unis (Schoenberg en 1933 sur la côte Ouest, Bartók en 1940 sur la côte Est).
C’est de cette dernière période que date le Concerto pour orchestre, ultime commande au compositeur malade. Chaque groupe instrumental y est tour à tour soliste. Serge Koussevitzky qui dirigea la première exécution de l’œuvre y vit la partition la plus intéressante des 25 dernières années. Son attrait ne s’est jamais démenti, chaque auditeur étant saisi par le mystère des sonorités initiales et la vitalité sans cesse croissante qui emporte l’œuvre vers son point final. La Nuit transfigurée est, elle, une œuvre de jeunesse (1899) encore marquée par Wagner mais déjà plus qu’aventureuse. Dans les années 40, en exil, Schoenberg décida de transcrire le sextuor à cordes original en une partition pour orchestre de cordes.
Le Concerto pour piano n° 2 de Bartók date quant à lui des années 30. Très acrobatique, il requiert une parfaite entente entre chef, orchestre et soliste à cause de ses enchevêtrements et de sa complication rythmique. L’influence de Stravinski y est sensible : le thème du premier mouvement évoque nettement Petrouchka (1910) et l’orchestration (les cordes restent silencieuses) rappelle la Symphonie pour instruments à vents (1920). Le mouvement central, lui, anticipe le Concerto pour orchestre avec ses bruissements de cordes à peine perceptibles. Avec ses allusions au premier mouvement, le final complète la construction en arche caractéristique de Bartók. Son premier concerto s’était avéré extraordinairement compliqué, l’œuvre du virtuose pour lui-même. Le troisième fut achevé aux derniers jours d’une lutte difficile contre la maladie. Ce Concerto pour piano n° 2 reste quant à lui le témoignage le plus universel et le plus enjoué de Bartók et une de ses œuvres les plus accessibles. (fr)
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Schoenberg et Bartók furent tous deux des novateurs, l’un transgressant l’harmonie conventionnelle pour ouvrir des espaces sonores nouveaux, l’autre apportant un surcroît d’énergie à la musique, un rythme revigoré par les traditions populaires. Les deux compositeurs sont liés également par le destin qui les vit tous deux émigrer aux Etats-Unis (Schoenberg en 1933 sur la côte Ouest, Bartók en 1940 sur la côte Est).
C’est de cette dernière période que date le Concerto pour orchestre, ultime commande au compositeur malade. Chaque groupe instrumental y est tour à tour soliste. Serge Koussevitzky qui dirigea la première exécution de l’œuvre y vit la partition la plus intéressante des 25 dernières années. Son attrait ne s’est jamais démenti, chaque auditeur étant saisi par le mystère des sonorités initiales et la vitalité sans cesse croissante qui emporte l’œuvre vers son point final. La Nuit transfigurée est, elle, une œuvre de jeunesse (1899) encore marquée par Wagner mais déjà plus qu’aventureuse. Dans les années 40, en exil, Schoenberg décida de transcrire le sextuor à cordes original en une partition pour orchestre de cordes.
Le Concerto pour piano n° 2 de Bartók date quant à lui des années 30. Très acrobatique, il requiert une parfaite entente entre chef, orchestre et soliste à cause de ses enchevêtrements et de sa complication rythmique. L’influence de Stravinski y est sensible : le thème du premier mouvement évoque nettement Petrouchka (1910) et l’orchestration (les cordes restent silencieuses) rappelle la Symphonie pour instruments à vents (1920). Le mouvement central, lui, anticipe le Concerto pour orchestre avec ses bruissements de cordes à peine perceptibles. Avec ses allusions au premier mouvement, le final complète la construction en arche caractéristique de Bartók. Son premier concerto s’était avéré extraordinairement compliqué, l’œuvre du virtuose pour lui-même. Le troisième fut achevé aux derniers jours d’une lutte difficile contre la maladie. Ce Concerto pour piano n° 2 reste quant à lui le témoignage le plus universel et le plus enjoué de Bartók et une de ses œuvres les plus accessibles. (fr)
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