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  • Intégrale des solos pour orchestre
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  • Pascal Dusapin aime les titres courts. Quelques syllabes, voire des monosyllabes, comme pour les pièces qui composent son cycle de « solos », commencé avec Go en 1992 (créé par Mstislav Rostropovitch), auquel seront ajoutés successivement Extenso en 1993-1994, Apex en 1995, Clam en 1997-1998, Exeo en 2002, Reverso en 2007 (une commande de Sir Simon Rattle et de l’Orchestre Philharmonique de Berlin) et enfin, aujourd’hui, une création. Un « solo » pour orchestre, cela veut dire pour Dusapin que la formation symphonique est traitée comme si elle était un unique personnage musical, un soliste : à l’opposé, donc, du concerto pour orchestre, tel que Haydn ou Bartók ont pu l’illustrer. Son inspiration, Dusapin la puise partout. Notamment dans la photographie, qu’il pratique avec passion : « Quand j’écris pour orchestre, par exemple, je me pose des questions de perspective et de profondeur de champ : où fait-on le point, quels instruments sont nets ou flous ? Ces questions m’obsèdent. La forme de la pièce que j’ai composée pour Simon Rattle et le Philharmonique de Berlin, Reverso, m’a été suggérée par une photo de Bill Brandt [photographe allemand né en 1904], une paire de jambes qui forment un entrelacs de lignes dont l’une est le “reverso” de l’autre. » Cette manière d’interroger la musique à partir de formes ou de phénomènes non sonores est peut-être ce qui lie Dusapin à Iannis Xenakis, dont il suivit les séminaires de 1974 à 1978 : « Xenakis était avant tout un créateur. Il avait besoin des mathématiques pour se rassurer ; mais ce qui m’attirait chez lui c’était sa rusticité, son côté éruptif. Même si je me sers toujours d’outils qu’il m’a donnés, comme les calculs de proportions. Avec Xenakis, c’était une formation spirituelle. Je sais que la musique ne vient pas de la musique : il y a pour moi une origine plus profonde, métaphysique… » (Le Figaro, 15 octobre 2007) Le cinquième solo pour orchestre, Exeo (du latin « je sors de », « je m’extrais de ») est dédié à la mémoire de Iannis Xenakis. La rusticité dont parle Dusapin est obtenue paradoxalement sans percussions, mais avec un orchestre parcouru de chocs violents et de soubresauts. Dans Extenso, en revanche, il s’agit plutôt de donner à entendre comment l’orchestre apprend peu à peu à parler, au cours de la fausse improvisation initiale, avant d’apprendre à chanter. (fr)
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  • Intégrale des solos pour orchestre
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  • Orchestre Philharmonique de Liège Wallonie-Bruxelles
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  • e5346
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  • Pascal Dusapin aime les titres courts. Quelques syllabes, voire des monosyllabes, comme pour les pièces qui composent son cycle de « solos », commencé avec Go en 1992 (créé par Mstislav Rostropovitch), auquel seront ajoutés successivement Extenso en 1993-1994, Apex en 1995, Clam en 1997-1998, Exeo en 2002, Reverso en 2007 (une commande de Sir Simon Rattle et de l’Orchestre Philharmonique de Berlin) et enfin, aujourd’hui, une création. Un « solo » pour orchestre, cela veut dire pour Dusapin que la formation symphonique est traitée comme si elle était un unique personnage musical, un soliste : à l’opposé, donc, du concerto pour orchestre, tel que Haydn ou Bartók ont pu l’illustrer. Son inspiration, Dusapin la puise partout. Notamment dans la photographie, qu’il pratique avec passion : « Quand j’écris pour orchestre, par exemple, je me pose des questions de perspective et de profondeur de champ : où fait-on le point, quels instruments sont nets ou flous ? Ces questions m’obsèdent. La forme de la pièce que j’ai composée pour Simon Rattle et le Philharmonique de Berlin, Reverso, m’a été suggérée par une photo de Bill Brandt [photographe allemand né en 1904], une paire de jambes qui forment un entrelacs de lignes dont l’une est le “reverso” de l’autre. » Cette manière d’interroger la musique à partir de formes ou de phénomènes non sonores est peut-être ce qui lie Dusapin à Iannis Xenakis, dont il suivit les séminaires de 1974 à 1978 : « Xenakis était avant tout un créateur. Il avait besoin des mathématiques pour se rassurer ; mais ce qui m’attirait chez lui c’était sa rusticité, son côté éruptif. Même si je me sers toujours d’outils qu’il m’a donnés, comme les calculs de proportions. Avec Xenakis, c’était une formation spirituelle. Je sais que la musique ne vient pas de la musique : il y a pour moi une origine plus profonde, métaphysique… » (Le Figaro, 15 octobre 2007) Le cinquième solo pour orchestre, Exeo (du latin « je sors de », « je m’extrais de ») est dédié à la mémoire de Iannis Xenakis. La rusticité dont parle Dusapin est obtenue paradoxalement sans percussions, mais avec un orchestre parcouru de chocs violents et de soubresauts. Dans Extenso, en revanche, il s’agit plutôt de donner à entendre comment l’orchestre apprend peu à peu à parler, au cours de la fausse improvisation initiale, avant d’apprendre à chanter. (fr)
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