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| - Après des études universitaires en composition et direction entreprises
à Buenos Aires, Sebastian Rivas (né en 1975) poursuit sa formation en France, notamment aux Conservatoires de Boulogne-Billancourt et de Strasbourg où il a obtenu à l'unanimité un Premier Prix d'analyse musicale ainsi qu'un diplôme de composition avec mention dans la classe d'Ivan Fedele. Il se perfectionne ensuite dans divers stages et master classes. Lauréat du comité de lecture Ircam / EIC en 2003 et 2004, il effectue le cursus d'informatique musicale et composition. Depuis, il est engagé
dans divers projets de création et de recherche sur le geste instrumental
en particulier et sur les rapports entre geste, mouvement et sonore par le traitement électronique. Pouvez-vous nous présenter votre nouvelle pièce, Immersion ?
Immersion (7'30) est une pièce organique qui cherche à établir un lien
vivant entre accordéon et électronique. Pour cela, l'utilisation du temps
réel est presque systématique et est associé à une écriture instrumentale haletante et continue basée sur les registres extrêmes de l'instrument. Aussi, j'ai tenté de construire une pièce qui tout en étant totalement écrite, puisse retrouver la vitalité d'une improvisation, genre apprécié tout particulièrement par Pascal Contet, créateur et dédicataire de la pièce.
Comment est venue l'idée d'utiliser l'accordéon ?
C'est à la suite du Forum de la Jeune Création organisée en 2005 par
la section française de la (ISMC) Société Internationale de Musique Contemporaine, où était donnée en concert ma pièce L'ombre d'un doute par l'Instant Donné que j'ai eu l'occasion de connaître Pascal Contet. Il m'a approché à la suite du concert pour me proposer de travailler ensemble,
et j'ai été très flatté et honoré par sa proposition. Au début il a été question d'écrire une pièce pour accordéon solo, mais finalement une résidence avec Multilatérale, le studio MIA d'Annecy et la Muse en Circuit ont permis
de concevoir un projet avec électronique.
Evidemment, nous avons eu plusieurs rencontres avec Pascal car je cherchais à élaborer une stratégie d'approche de l'instrument qui puisse permettre de mettre en évidence la beauté et la pureté de son timbre dans ses registre extrêmes d'une part, et de trouver une écriture assez énergique et grognante. Nous avons cherché ensemble les sonorités et les gestes que j'imaginais, et Pascal m'a proposé quelques unes de ses découvertes. Puis nous avons fait une résidence aux Studios du MIA pour enregistrer
des esquisses qui serviraient à élaborer la partie électronique. Logiquement, et vu les similitudes de timbre entre l'instrument et certains sons de synthèse, l'idée de laisser une grande présence à l'instrument et une liberté à l'instrumentiste quant aux variations de tempo s'est imposée. J'ai donc choisi de faire interagir l'accordéon en temps réel avec le dispositif électronique et d'essayer d'avoir un résultat assez organique et cohérent, proche du geste instrumental.
Pascal Contet se dit attaché à l'aspect gestuel de son instrument.
Et est-ce que votre expérience du rock vous rend plus sensible à l'énergie, au mouvement ? On ne s'est pas particulièrement entendu sur cet aspect, mais il est vrai
que mon intérêt pour l'aspect gestuel de la musique et mon travail avec les capteurs du mouvement et le geste instrumental sont un aspect important de mes derniers travaux; et il est vrai que Pascal est particulièrement sensible à cet aspect dans son travail d'interprète. Cela a donc décanté dans cette pièce qui exige un très grand investissement physique de la part de l'instrumentiste. Alors oui, dans ce cas, l'énergie du rock, du bebop ou du freejazz, l'investissement physique de l'instrumentiste sur scène sont des aspects que j'ai essayé de retrouver, bien que ce ne soit pas là toujours ce qu'il m'intéresse d'explorer dans le musical, que je considère plutôt comme un lieu de contrastes où le silencieux et l'immobile côtoient le bruyant et le mouvant. (fr)
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| - Après des études universitaires en composition et direction entreprises
à Buenos Aires, Sebastian Rivas (né en 1975) poursuit sa formation en France, notamment aux Conservatoires de Boulogne-Billancourt et de Strasbourg où il a obtenu à l'unanimité un Premier Prix d'analyse musicale ainsi qu'un diplôme de composition avec mention dans la classe d'Ivan Fedele. Il se perfectionne ensuite dans divers stages et master classes. Lauréat du comité de lecture Ircam / EIC en 2003 et 2004, il effectue le cursus d'informatique musicale et composition. Depuis, il est engagé
dans divers projets de création et de recherche sur le geste instrumental
en particulier et sur les rapports entre geste, mouvement et sonore par le traitement électronique. Pouvez-vous nous présenter votre nouvelle pièce, Immersion ?
Immersion (7'30) est une pièce organique qui cherche à établir un lien
vivant entre accordéon et électronique. Pour cela, l'utilisation du temps
réel est presque systématique et est associé à une écriture instrumentale haletante et continue basée sur les registres extrêmes de l'instrument. Aussi, j'ai tenté de construire une pièce qui tout en étant totalement écrite, puisse retrouver la vitalité d'une improvisation, genre apprécié tout particulièrement par Pascal Contet, créateur et dédicataire de la pièce.
Comment est venue l'idée d'utiliser l'accordéon ?
C'est à la suite du Forum de la Jeune Création organisée en 2005 par
la section française de la (ISMC) Société Internationale de Musique Contemporaine, où était donnée en concert ma pièce L'ombre d'un doute par l'Instant Donné que j'ai eu l'occasion de connaître Pascal Contet. Il m'a approché à la suite du concert pour me proposer de travailler ensemble,
et j'ai été très flatté et honoré par sa proposition. Au début il a été question d'écrire une pièce pour accordéon solo, mais finalement une résidence avec Multilatérale, le studio MIA d'Annecy et la Muse en Circuit ont permis
de concevoir un projet avec électronique.
Evidemment, nous avons eu plusieurs rencontres avec Pascal car je cherchais à élaborer une stratégie d'approche de l'instrument qui puisse permettre de mettre en évidence la beauté et la pureté de son timbre dans ses registre extrêmes d'une part, et de trouver une écriture assez énergique et grognante. Nous avons cherché ensemble les sonorités et les gestes que j'imaginais, et Pascal m'a proposé quelques unes de ses découvertes. Puis nous avons fait une résidence aux Studios du MIA pour enregistrer
des esquisses qui serviraient à élaborer la partie électronique. Logiquement, et vu les similitudes de timbre entre l'instrument et certains sons de synthèse, l'idée de laisser une grande présence à l'instrument et une liberté à l'instrumentiste quant aux variations de tempo s'est imposée. J'ai donc choisi de faire interagir l'accordéon en temps réel avec le dispositif électronique et d'essayer d'avoir un résultat assez organique et cohérent, proche du geste instrumental.
Pascal Contet se dit attaché à l'aspect gestuel de son instrument.
Et est-ce que votre expérience du rock vous rend plus sensible à l'énergie, au mouvement ? On ne s'est pas particulièrement entendu sur cet aspect, mais il est vrai
que mon intérêt pour l'aspect gestuel de la musique et mon travail avec les capteurs du mouvement et le geste instrumental sont un aspect important de mes derniers travaux; et il est vrai que Pascal est particulièrement sensible à cet aspect dans son travail d'interprète. Cela a donc décanté dans cette pièce qui exige un très grand investissement physique de la part de l'instrumentiste. Alors oui, dans ce cas, l'énergie du rock, du bebop ou du freejazz, l'investissement physique de l'instrumentiste sur scène sont des aspects que j'ai essayé de retrouver, bien que ce ne soit pas là toujours ce qu'il m'intéresse d'explorer dans le musical, que je considère plutôt comme un lieu de contrastes où le silencieux et l'immobile côtoient le bruyant et le mouvant. (fr)
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